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#28 Les Imaginales !

Il y a quelques jours, je suis rentrée d’Epinal, où s’est déroulée du 14 au 17 octobre la 20e édition du festival des Imaginales. Le plus gros salon de l’imaginaire en France.

Je l’avais déjà fait, 2 fois, en tant que visiteuse et accompagnatrice sur le stand de Ielenna. Cette fois, j’ai eu l’honneur de partager le stand avec elle en tant qu’autrice. C’était ainsi, mon premier salon totalement en indépendante.

Je suis contente d’avoir tenté l’expérience cette année, même si je ne sais pas encore si je réitérerai l’expérience en mai. Cela dépendra de plusieurs facteurs que je compte faire remonter à l’organisation. Vous l’aurez compris, c’était un super week-end, assombri par quelques points que je vais détailler ici.

Ce qui ne m’a pas convaincu sur le festival :

  • L’organisation.
    • En 4 jours de festival, nous n’avons pu parler à aucun organisateur. Les informations ne redescendaient pas jusqu’aux bénévoles.
    • Le premier jour, il nous manquait une table. Nous avons fini par en prendre une sur un tas qui traînait au détour d’une allée puisqu’il n’y avait personne pour nous indiquer les réserves. Nous avons dû trouver notre stand par nous même également.
    • Les “toilettes” à disposition des exposants étaient en fait les mêmes que les toilettes visiteurs, des toilettes sèches non réapprovisionnées au cours du festival (en termes de sciure, de papier toilette…). Elles étaient en bord de route, il n’y avait aucun point d’eau à disposition. Les organisateurs ont consenti le 3e jour à donner accès aux toilettes de la maison romaine.
    • Le festival était en extérieur. En automne, dans les Vosges. Nous le savions, nous n’allions pas avoir chaud. Mais quid de la soufflerie juste derrière notre stand destinée à surchauffer la bulle du jeu et celles des invités ? De la fuite de fioul devant les stands des copains épongée par de la paille ? Je ne suis pas certaine que le bilan écologique soit satisfaisant.
  • L’emplacement. Le circuit était très étendu, nous étions à l’opposé de la majorité des têtes d’affiche. Ainsi, les visiteurs se sont faits très rares pendant 3 jours sur 4. Je comprends que les commerçants du centre ville soient favorables à cette disposition, mais le parc du Cours est tout de même plus intéressant et plus agréable pour les exposants. A voir en ce qui concernera la prochaine édition. De plus, le parcours était très mal indiqué une fois sur place, nos accompagnants ont passé leur temps à rediriger les visiteurs perdus.
  • La seule conférence à laquelle j’ai assistée sur l’autoédition. A l’opposé du coin des indépendants, pourtant directement concernés par le sujet, et avec un animateur n’ayant pas su recadrer correctement les variations de sujet (pourtant très intéressantes, mais justement, hors-sujet) des invités (invités qui étaient passionnants ceci-dit ! J’ai particulièrement apprécié les prises de parole de Betty Piccioli et Nathalie Bagadey). Pour la première fois, une conférence mettant en avant de manière positive l’édition indépendante était au programme d’un festival de grande taille, et je trouve dommage le fait d’avoir parlé de contrat d’édition sur la moitié de la conférence. Il y avait tellement de belles choses à dire sur le sujet !

Bien heureusement, d’autres aspects beaucoup plus prometteurs compensent tout ceci.

  • Les copains ! Retrouver les copains, les salons, le public est un plaisir. Pouvoir prendre le temps de discuter, d’aller boire un verre m’a ressourcé. Je suis motivée comme jamais à vous proposer un tome 2 aux petits oignons !
  • Les rencontres. Nos voisins de stand, Les éditions Luciférines et Hoshi Moggu étaient adorables, nous avons bien rigolé. Le retour avec Coline Dumas annonce une table ronde très intéressante le 30 octobre à l’Arbre-Monde.
  • Les lecteurs, qu’ils nous découvrent, viennent ou reviennent spécialement nous voir. Les blogueurs et futurs auteurs indépendants avec qui les conversations ont été passionnantes. De nombreux Gemmae ont trouvé un nouveau foyer et ils y seront certainement mieux qu’enfermés dans mes cartons de stock !
  • Le bilan financier, mine de rien, est positif. C’est toujours un risque à prendre mais malgré la fréquentation faible, vous avez été au rendez-vous. Merci.
  • Quelques points d’organisation : les bracelets pass sanitaire qui facilitent l’accès aux bulles et Magic Mirror, les partenaires du salon adorables chez qui nous avons pu déguster d’excellents croque-monsieur et gaufres (Sisters of the moon).
  • Le temps ! Malgré des températures très basses, le soleil a été au rendez-vous. Au lieu de nous emmitoufler dans nos grosses vestes, nous avons pu sortir nos plus belles tenues d’automne !
  • Le bilan humain, en règle générale, est fabuleux. Les auteurs en dédicace ont tous été adorables, j’ai pu discuter plusieurs minutes avec Samantha Shannon, David Bry, Lucie Castel et avec chaque auteur m’ayant signé un petit mot dans les romans achetés. De nouveaux contacts sont noués et je vais m’impliquer au maximum pour les transformer en bonnes nouvelles dans les mois à venir.

Vous l’aurez compris, je préfère retenir le positif de ce salon, puisque les moments de rires et d’échanges sont nombreux, je les garde précieusement dans ma boîte à souvenirs. Néanmoins, je ne peux pas affirmer aujourd’hui que je renverrai ma candidature pour mai 2022. J’attends un retour de la part des organisateurs sur les couacs pointés plus hauts.

Conférence sur l’auto-édition. De gauche à droite : Jean-François Thomas, Nathalie Bagadey, Betty Piccioli, Guilhem Méric

N’hésitez pas à poser toutes vos questions en commentaires ! Je vous ferai un bilan plus précis des stocks et des ventes en fin d’année, une fois le trimestre 4 clôturé.

Et bien sûr, je vous donne rendez-vous très prochainement pour d’autres festivals dans le sud de la France et en Belgique !

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